Séminaire de recherche


L’EA 3071 ouvre ses séminaires aux étudiants de l’Unistra et aux professionnels :

Horaire :  18h à 20h 

Lieu : Salle des conférences – MISHA – 5 Allée du Général Rouvillois- Campus Esplanade / Strasbourg

 

Séminaire interdisciplinaire : « Corps, genre et vulnérabilité. Les femmes et les violences conjugales. »

avec le soutien de la MISHA

Ce séminaire souhaite explorer, par une analyse pluridisciplinaire, les déterminants inédits à l’œuvre dans les violences conjugales. L’analyse des processus liés aux questions de genre, de vulnérabilité, vise à offrir des outils au niveau des politiques publiques pour promouvoir l’égalité. Dans nos sociétés on assiste à une mise en avant du corps féminin sous toutes formes : violé, excisé, souillé, battu. Si en France, ou ailleurs, le corps est exposé car il est corps de femme, comment se construit cette vulnérabilité ? Quels processus historiques, culturels et sociaux implicites ont rendu central le corps des femmes ? Quelles difficultés rencontrent les femmes pour se protéger ? Comment permettre aux personnes victimes de recouvrer leur puissance d’agir ? Télécharger la plaquette.

Lundi 3 octobre 2016

« Violence, femmes et conjugalité : approche interdisciplinaire des notions et des enjeux » – vers enregistrement audio

Table ronde avec :
Sandra Boehringer, Historienne, MCF Unistra
Alice Debauche, Sociologue, MCF Unistra
Bénédicte Girard, Juriste, Pr Unistra
Claire Metz, Psychologue-Psychanalyste, MCF-HDR Unistra

Lundi 28 novembre 2016

« Mon corps m’appartient ! Le corps des femmes au coeur des violences conjugales et la protection organisée par le droit. Approches civiles et pénales.  » Vers enregistrement audio

Avec :

Isabelle Corpart, Juriste, MCF-HDR UHA
Madeleine Lobe Lobas, Juriste, MCF-HDR UHA

Lundi 23 janvier 2017

« Genre et/ou rapports sociaux de sexe« . Vers enregistrement audio

Avec :

Roland Pfefferkorn, Sociologue, Pr Unistra

Lundi 27 février 2017

« La notion de féminicide et la spécificité de la violence faite aux femmes parce qu’elles sont des femmes ». Vers enregistrement audio

Avec :

Beatriz Dos Santos, Psychanalyste, MCF Paris Diderot

Lundi 13 mars 2017

« Les liaisons dangereuses entre devoir conjugal et viol ». Vers enregistrement audio

Avec :

Anna Matteoli, Juriste, Chercheure associée CDPF Unistra

Lundi 27 mars 2017

« Corps objet, corps d’usage ou corps de parole. Le corps des femmes aux prises avec les violences conjugales ». Vers enregistrement audio

Avec :

Louise Atani-Torasso, Doctorante en Psychologie, Université de Poitiers

Les nouvelles nosographies et leurs effets dans les champs social, médical et thérapeutique

Ces dernières décennies en France, les nosographies psychopathologiques se sont multipliées : la dernière version du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux a été publiée aux Etats-Unis en 2013 (DSM-5) et traduite en français en 2015, la Classification Internationale des Maladies et des problèmes de santé connexes devra aboutir à une nouvelle version révisée en 2018 (CIM-11) et sera présentée à l’Association Mondiale de la Santé. Certains professionnels se réfèrent à différentes versions du DSM ou de la CIM, d’autres, au manuel de psychiatrie de Henri Ey (1960), à la classification établie par Bergeret, d’autres encore à la nosographie psychanalytique. Tous les professionnels, quelle que soit leur fonction et qui travaillent avec des personnes présentant des difficultés psychiques, entendent et manient des termes nosographiques disparates et sans unité épistémologique.

Comment comprendre et articuler les différents concepts et la définition du sujet qu’elles impliquent ?

Comment différencier les champs épistémologiques et l’usage des nosographies en tant que professionnel ; en terme de diagnostic, de visée et de prise en charge.

Quels sont les effets du maniement de ces nosographies sur les demandes des sujets ainsi que sur la relation subjective professionnel/personne accompagnée.

Ce séminaire introduit un colloque intitulé : Les nouvelles nosographies et leurs effets dans les champs social, médical et thérapeutique qui se tiendra les 25 et 26 novembre 2016.

Jeudi 1er octobre 2015  : Ouverture du Séminaire par Marie-Frédérique Bacqué, Pr. des universités et directrice du laboratoire SULISOM (Subjectivité, Lien social et Modernité), Liliane Goldsztaub MCU en psychologie clinique et psychopathologie, psychanalyste et Nadine Bahi PAST en psychologie clinique, psychanalyste. séminaire de recherche 2016

  • Jeudi 1er octobre 15, Amphi Viaud : « La différenciation des champs épistémiques, de leurs diagnostics, visées et modalités de prise en charge. », Liliane Goldsztaub, MCU psychologie et psychopathologie cliniques, UNISTRA.
  • Jeudi 5 novembre 15, Amphi Viaud : « Nosographies et institutions psychiatriques. », Jean-Michel Klinger, psychiatre, psychanalyste, Strasbourg.
  • Jeudi 3 décembre 15, Amphi Lagache : « Entre « Nosographia Psychiatrica » et histoire, une Faille dans le savoir ? », Stéphane Gumpper, psychanalyste, chercheur associé UNISTRA, Strasbourg.
  • Mardi 19 janvier 16, Amphi Viaud : «  Diagnostic psychiatrique et actions terroristes.  » Patricia Cotti, MCU psychologie et psychopathologie cliniques, UNISTRA.
  • Jeudi 25 février 16, Amphi Viaud : «  Les entretiens préliminaires à l’aune des doubles nosographies. », Jean-Richard Freymann, psychiatre, psychanalyste, Strasbourg.
  • Jeudi 17 mars 16, Amphi Viaud : «  Enjeux nosographiques et diagnostiques d’une pathologie génétique à incidence psychique : leçon du mixte, d’un point de vue psychanalytique. », Olivier Putois, MCU psychologie et psychopathologie cliniques, UNISTRA.
  • Jeudi 21 avril 16, Amphi Viaud : « Les nouvelles demandes des sujets singuliers. », André Michels, psychiatre, psychanalyste, Luxembourg et Paris.

Participation au séminaire « corps vulnérables » :

Argument

Dans le monde occidental contemporain, le corps est souvent présenté dans le champ social (discours médiatique, médical etc.) comme un objet qui pourra être façonné au gré de la vie du sujet. C’est cette position du corps en tant qu’objet malléable soumis à l’action d’un sujet que nous proposons d’interroger dans ce séminaire de psychologie clinique et psychanalyse, en lien avec la réflexion pluridisciplinaire autour des « corps vulnérables ».

Si l’objectalisation et le modelage du corps ne sont pas nouveaux, il nous semble que les avancées techniques médicales et sociétales pourraient venir renforcer ce désir d’un corps malléable à l’infini. Le corps réel serait alors placé à un statut d’objet. Dans ce cas, du côté du médecin comme de l’individu, le corps serait appréhendé comme n’étant pas ce qu’il devrait ou aurait dû être.

Des éléments discursifs, de nouveaux signifiants rendent compte d’une assignation du sujet dans son rapport à son corps (« il est obèse », « elle est prématurée », « je suis toxico »). De nouvelles questions émergent : Comment le sujet se saisit‐il de ces signifiants ? Comment fait‐il affaire avec ce nouveau rapport au corps, comment s’y retrouve‐t‐il ? Que s’engage‐t‐il du côté du sujet qui agit sur ce corps ? Le statut de malléabilité auquel le corps est alors assigné en évacue‐t‐il les possibilités de réappropriation subjective ? Dans quelles mesures ces possibilités suivront‐elles, ou non, les mêmes modalités que le sujet agisse sur son propre corps ou non ?

 

Ce séminaire se déroule en partenariat avec le Séminaire interdisciplinaire « CORPS VULNERABLES» organisé par Sandra BOEHRINGER et Jean-Christophe WEBER (UMR 7044 & EA 3424). Il est ainsi composé de cinq séances du séminaire « Corps vulnérables » et en trois séances spécifiques.

Les séminaires ont tous eu lieu à la MISHA, salle des conférences, de 18h à 20h30 pour le séminaire « corps vulnérables » et, de 18h-20h pour le séminaire « corps malléables »

Séminaires ouverts aux praticiens, sans inscription.

Version . pdf

Lundi 25 janvier 2016,

« Corps obèses, corps Chirurgicaux : la vulnérabilité dans la métamorphose »

  • Melissa CORIANO, psychologue clinicienne, doctorante en psychologie (EA 3071–‐Université de Strasbourg)

Les séances spécifiques au séminaire « corps malléables » :

 Lundi 14 mars 2016,

« Corps réel, imaginaire et symbolique dans les situations de grande prématurité »

  • Cécile BREHAT, doctorante en Psychologie et psychopathologie cliniques (EA 3071‐Université de Strasbourg), Psychologue clinicienne.

Lundi 4 avril 2016,

«L’intersexuation : Du corps vulnérable au corps malléable ? »

  • Mélanie JACQUOT, Maitresse de conférences en Psychologie et psychopathologie cliniques, (EA 3071‐Université de Strasbourg,) Psychologue clinicienne.

Lundi 18 avril 2016,

« Corps et transsexualisme : les effets du regard médical et sociétal »

  • Chloé TOUTAIN, doctorante en Psychologie et psychopathologie cliniques (EA 3071‐ Université de Strasbourg)

Le séminaire peut être validé en UE libre (code en cours d’établissement). Les étudiants intéressés prennent contact avec Mme Jacquot (melanie.jacquot@unistra.fr)

Violences conjugales : enjeux familiaux et sociétaux

En France, actuellement et statistiquement, une femme meurt tous les trois jours du fait de la violence mise en acte par son conjoint ou ex-compagnon, et un homme tous les quatorze jours et demi. Les violences conjugales ont toujours existé, et depuis les années 2000 (ONED, 2008) elles mobilisent les institutions de soins et de protection mais surtout la justice (Loi du 9 juillet 2010). L’Etat lance à ce moment là une large campagne de sensibilisation. En 2006, apparaît la première campagne concernant les enfants témoins de violence conjugale.

D’un point de vue psychanalytique, depuis les travaux de Freud nous savons qu’une certaine violence est inhérente à l’être humain et donc se présente comme une constante à l’œuvre dans les liens conjugaux et parentaux. Paradoxalement, peut-être, cette violence est constitutive de la naissance subjective du sujet et de l’instauration du lien à l’autre. Néanmoins, le dépassement de l’œdipe permet de pacifier le lien à l’autre.

A partir de là, nous pouvons ouvrir plusieurs questions concernant les violences conjugales agies : Quel enfant en l’adulte, est au cœur de ces violences dans le couple ? Quel fut ce passé pour qu’échoue l’interdit des actes violents ? De quel lien ce couple est-il fait ? Quel infantile repérons-nous chez les hommes et les femmes partenaires d’un couple où la violence fait lien ? Et du côté des enfants témoins, quels effets sur leur construction psychique ?

Ce séminaire vise donc à mettre en réflexion les enjeux de la violence conjugale en abordant cette problématique sous des angles multiples : analyse des enjeux subjectifs de chacun des protagonistes, des liens familiaux et conjugaux inscrits dans une société en mouvement sur cette question. violences conjugales : enjeux familiaux et sociétaux

  • Jeudi 2 octobre 14, «  Approche familiale des violences conjugales », Claire Metz et Laure Razon, MCU-HDR en psychologie et psychopathologie cliniques, Strasbourg
  • Jeudi 6 novembre 14, « Le coût des coups dans la construction subjective », Liliane Goldsztaub, MCU, Strasbourg
  • Jeudi 4 décembre 14, « De la violence ordinaire au passage à l’acte. Les crimes dits passionnels comme éclairage du quotidien de la violence conjugale  », Annik Houel, professeure émérite de psychologie sociale à l’université de Lyon 2
  • Jeudi 5 février 15, « Femmes victimes et position subjectives  » , Marie-José Grihom, MCU-HDR en psychologie clinique et pathologique, Poitiers (Amphi CDE)
  • Jeudi 12 mars 15, « Les aspects juridiques des violences entre les membres du couple  », Anna Matteoli, Juriste au Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF), (MISHA)
  • Jeudi 16 avril 15, « La prise en charge des hommes auteurs de violences conjugales : discours, enjeux et limites », Christophe Marianne, doctorant EA3071, Strasbourg, (MISHA)

Pourquoi des enfants ?

Les transformations sociales et familiales actuelles ont contribué à modifier la place de l’enfant au sein de la famille et de la société : si sa place a été à la périphérie de la famille, aujourd’hui l’enfant est fortement idéalisé et devient le lieu illusoire de l’accomplissement de ses parents. Parallèlement un modèle de plus en plus normé et exigeant de l’être parent se dessine et entraine une responsabilisation parentale accrue.

Des enfants pourquoi ? Pour qui ? A qui appartiennent-ils ? interroge tout récemment Martine Segalen

Comment la théorie analytique nous oriente-t-elle pour penser ce qui se formule dans le champ social en termes de droits (droits de l’enfant, droits à l’enfant), en termes de modèles parentaux ? Qu’en est-il du désir d’enfant et de la transmission de la vie ? C’est ce que nous proposons de mettre au travail au cours de cette année 2014. Pourquoi des enfants ?

  • Vendredi 11 octobre 13, Amphi Viaud : La conférence de Jean-Pierre Durif-Varembont, Maître de conférences HDR en psychologie et psychopatho-logie cliniques, Lyon 2.,  sur « Qui fait famille, l’enfant ou les parents ?« 
  • Jeudi 30 janvier 14, Amphi Lagache : La conférence de Claire Metz, Maître de conférences HDR en psychologie clinique, ESPE, Strasbourg  sur : « La place paradoxale de l’enfant
    témoin de violences conjugales. »
  • Jeudi 13 février 14, Amphi Lagache  : La conférence de Israël Nisand, Pr de Gynécologie-obstétrique Responsable de Pôle au CHU de Strasbourg,  sur « Elles accouchent sans avoir été
    enceintes »
  • Jeudi 13 mars 14, Amphi Viaud: La conférence de Francine Renault, Psychologue clinicienne aynt exercé à l’ASE du Bas-Rhin, Strasbourg, sur : « La professionnalisation des  » mères d’accueil »: une nouvelle donne pour l’enfant confié ?« 
  • Jeudi 3 avril 14, Amphi Viaud : La conférence de Mary Plard, Avocate au barreau de Nantes,  sur « Liberté, Egalité, Paternité ?« 
  • Jeudi 17 avril 14, Amphi Viaud : La conférence de Marie-Claude Casper, Maitre de conférences HDR en psychologie et psychopatho-logie cliniques, Strasbourg,  sur : « Etre parent : du pourquoi au comment… »

 

Pourquoi des enfants ?

2012 – 2013 : Séminaire de Recherche 2013 Pourquoi des enfants ?

 

Psychothérapies analytiques et recherche

Tous les praticiens des psychothérapies analytiques se réclament d’un corpus théorique qui trouve ses origines dans les travaux de Freud mais qui évolue en fonction des travaux des écoles analytiques, de leur expérience de praticien et de leur histoire personnelle. À défaut d’un savoir universel dans le domaine de la psychanalyse et surtout parce que la psychanalyse est d’abord une pratique, la question de la recherche est posée par ce qui semble a priori une contradiction (il n’y a pas de « savoir » en psychanalyse). Ces pratiques, aussi singulières soient-elles (elles varient au moins autant en fonction du patient que du thérapeute), présentent cependant des invariants universels. Nous proposons de prendre successivement, dans ce séminaire, pour thème de recherche, le cadre des psychothérapies analytiques, leur éthique, leurs moyens, leurs effets :

2011 – 2012 : Séminaire de Recherche 2012 Psychothérapies analytiques et recherche

 

De la même façon, la subjectivité dépend des discours qui articulent les rapports de jouissance tolérables dans une société donnée, c’est-à-dire des énoncés de la Loi. Les conditions langagières, comme les pratiques discursives, ont radicalement changé durant les dernières décennies du 20ème siècle, non sans produire des effets patents sur l’expression des malaises subjectifs et sur les modalités psychiques. Ce sont ces transformations qu’explorera le séminaire de l’URP/SCLS cette année, en lien avec les enseignements fondamentaux de notre équipe, et avec le séminaire interdisciplinaire du collégium SHS sur l’intouchable.

2010-2011 : Les conditions de la subjectivités 2ème partie

2009 – 2010 : Les conditions de la subjectivités 1ère partie