Journée doctorale


 

 

L’idéal : du conformisme social à l’être soi

Le samedi 24 mars 2018 – Amphi Viaud Faculté de psychologie – Université de Strasbourg

Les concepts d’Homme et de sociétés idéales ont toujours déterminé, au cours de l’histoire, le développement de croyances et d’idéologies, visant à atteindre l’idée de perfection. Dans la République, référence politique et sociale, Platon introduit l’archétype utopique d’une société idéale, caractérisée par les principes de justice et d’équité sociale, et basée sur le travail et la coopération entre les différents types d’âmes et de psychologies humaines, dans le but d’atteindre l’ordre et le bien-être (Platon, 2002).
Actuellement, les normes contemporaines de l’autonomie et de l’individualisme, nouvelles valeurs de la Modernité, mettent l’être humain autonome au coeur du fonctionnement de la société. Par ailleurs, de nouvelles souffrances sociales émergent et avec elles de nouvelles formes de pathologies, telles que les pathologies de l’idéal (Ehrenberg, 2011) ou du narcissisme (Bergeret, 1996 ; Fourcade, 2010 ; Kernberg, 2016). L’identité individuelle et l’action individuelle coexistent toutes deux actuellement. Si la première relève du sentiment d’être soi, la seconde se rapporte au « culte de la performance » (Ehrenberg, 1980 ; Corcuff, 2003).
Dans ces transformations du socius, les idéaux sociaux nous interrogent sur la place de l’individu. L’avènement de l’idéal du moi apparaît comme primordial pour le sujet de l’inconscient ; « au moi, se présente une image à laquelle le sujet ne correspond pas » (Bourdin, 2013). Il y a un décalage entre ce que le sujet est, et ce qu’il souhaite, son idéal du moi. Les idéaux du moi sont posés comme désirables mais trop élevés pour être aisément accessibles (Bourdin, 2013). Dans une société, où tout parait être à portée de main, comment peut se construire un idéal pour l’individu ?
Par ailleurs, l’être humain est pris dans une existence qui lui échappe, puisque la condition même de naitre est déterminée par de désir de l’Autre. Savoir si la vie vaut la peine d’être vécue, voici la question fondamentale de toute la philosophie. C’est dans cette tension, dans laquelle se joue le quotidien d’une existence individuelle, que l’idéal, comme imposition existentielle, se présente. La quête du sens de l’existence personnelle s’apparente avec le désir le plus profond d’être soi. Cette quête du sens d’exister devient l’idéal inhérent à l’être soi.
L’idéal marque-t-il le sens même de l’existence en tant que projet ? L’idéal permet-il d’accéder à la condition de l’être soi ? Comment l’individu peut-il se subjectiver, être soi, alors qu’il est pris dans des injonctions idéales sociétales ?
Le conformisme, emprunté au latin conformae, est définit comme « donner une forme définitive à » et au sens figuré « adapter, modeler » ; être conforme est être « semblable », du latin conformis et « en accord avec » (Rey, 2016). Cette définition suggère l’idée même qu’il y a de l’altérité, un autre qui peut être pris pour modèle, des identifications, qui font partie de la construction de tout individu. A quel moment le conformisme peut-il effacer le sujet ? Pour G. Le Bon, « l’évanouissement de la personnalité consciente et l’orientation des sentiments et des pensées dans un même sens » se jouent pour l’individu pris dans le collectif. Sous-entend-il que pour être soi, l’individu doit se déprendre du collectif, alors même que la condition de sujet est déterminée par les autres qui l’entourent ?

L’idéal : un concept transdisciplinaire

L’idéal se trouve également au cœur de l’un des plus grands débats de l’histoire de l’art : faut-il idéaliser le sujet ou le représenter tel qu’il apparaît sous nos yeux ? A l’intersection de la volonté du modèle et de celle de l’artiste, l’idéal questionne les visées mêmes de la création artistique.
Dans le domaine de la santé est actuellement véhiculée une idéologie, celle d’éradiquer toute forme de maladie voire la mort elle-même (Gori & Del Volgo, 2005). Avec le slogan de l’OMS, « la santé pour tous d’ici l’an 2000 », l’idéologie se renforce, et, avec elle, un clivage entre l’hégémonie du savoir médical et la subjectivité. Comment pouvons-nous penser le sujet dans cette quête du progrès médical ?
Dans l’histoire et la religion, du conformisme social aux idéologies, quelle est la place de l’être humain dans sa quête d’être soi ?

Programme

Matinée

8h30

Accueil des participants

9h00

Introduction 

9h15

Alexandra GILLET :

Naître trop tôt, de la nécessaire subjectivation du bébé pris dans l’idéal objectivant de la médecine.

Discutante : Livia SANI

Virginie WOLFF :

L’expérience de la sensibilité alimentaire et de la singularité du corps : du souci d’invisibilisation à la pratique de connaissance de soi.

Discutante : Mélissa WOLFF

10H30

PAUSE : salle 125 au rez-de-chaussée

11H-12h15

Mélissa WOLFF :

A propos du remaniement psychique adolescent : quand l’idéal entraîne des difficultés à « l’être soi »

Discutante : Yasmine CHEMROUK

11H15

Virginie LE CORRE :

La question de l’idéal dans le contexte de l’homosexualité masculine en contexte rural : entre désir de reconnaissance et conformisme social.

Discutante : Stéphanie HERTZOG

12H15 – 13h30   PAUSE DÉJEUNER

Après-midi

13h30

Introduction 

13H45

Marie GOEHNER-DAVID :

Mythologies personnelles et image interactive : la quête de soi sur les réseaux sociaux.
 

Discutant : Joseph HARTMANN

Matthieu MENSCH :

La duchesse de Berry, de l’image d’une princesse idéale à la déception d’une femme de chaire.

Discutante : Mylène BAPST

15h

PAUSE

15H30

Glises de la RIVIERE ORLANE :

1984 ou de la révolte à l’être soi

Discutant : José ALVAREZ

Maria LUCHANKINA :

Transgression perpétuelle d’idéal dans l’art contemporain

Discutant : Maxime LALLEMANT

16h45

CONCLUSION ET FERMETURE

 Participants

  • Alexandra Gillet Séquelles d’apparition tardive des anciens grands prématurés : conséquence d’une relation affective précoce troublée. Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071 – SuLiSoM
  • Virginie Wolff. Etude comparée des controvreses autour du concept d’intolérance alimentaire et des régimes d’éviction. Dir. de thèse N. Diasio. UMR7367 – DynamE
  • Mélissa Wolff, A propos de la délinquance juvénile: les enjeux psychiques sous-jacents aux actes délictueux à l’adolescence. Dir. de thèse A. Thevenot, EA 3071 – SuLiSoM
  • Livia SaniConséquences de la perte d’un enfant avant l’âge de un an. Soutien psychologique et groupes thérapeutiques –  Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071 – SuLiSoM
  • Yasmine Chemrouk, Concept de l’incertitude en hématologie: entre espoir et obstination déraisonnable ? Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071 – SuLiSoM
  • Virginie Le Corre, Entrée dans la vie et précarité: la jeunesse rurale. Dir. de thèse D. Le breton. UMR7367 – DynamE
  • Stéphanie Hertzog, La douleur chronique : un autre mode d’expression ? Dir. de thèse L. Razon, EA 3071 – SuLiSoM
  • Marie Goehner-David, L’empreinte lumineuse à l’épreuve du numérique – la photographie entre recherche de vérité et altération du réel. Dir. De thèse C. Pencenat. EA 3402- ACCRA
  • Joseph Hartmann, La voix et le processus psychothérapeutique dans la clinique de l’autisme. Dir. de thèse M-C. Casper, EA 3071 – SuLiSoM
  • Matthieu Mensch, La duchesse d’Angoulême et la duchesse de Berry, construction d’une image royale féminine, 1786-2016. Dir. de thèse I. Laboulais. EA 34000 – ARCHE
  • Mylène Bapst, Les fonctions parentales dans la parentalité lesbienne : enjeux des processus psychique à l’œuvre dans le « devenir-parent ». Dir. de thèse L. Razon, EA 3071 – SuLiSoM
  • Glises de la Rivière Orlane, Décrire l’utopie : des manuels inquisitoriaux aux romans contemporains. Dir. de thèse T. Revol. EA 1339 – LILPA
  • José Alvarez, L’épreuve de la subjectivité chez des jeunes en échec scolaire. Dir. de thèse C. Metz et E. Triby, EA 3071 – SuLiSoM
  • Maria Luchankina, La marionnette contemporaine et l’onirisme : le songe réveille. Dir. de thèse C. Pencenat. EA 3402- ACCRA
  • Maxime Lallemant, Maladie d’Alzheimer, affectivité et vie sociale. Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071 – SuLiSoM

Les fondements de l’identité dans la modernité

le samedi 28 janvier 2017 – Amphi Viaud Faculté de psychologie – Université de Strasbourg

Qui sommes-nous ? C’est une question que chacun est amené à se poser au cours de sa vie, mais pour laquelle il n’existe pas de réponse univoque. Le mot identité vient du latin idem, « le même ». Il questionne la confrontation entre le mot identité et l’adjectif identique. Ces deux termes semblent opposés : est identique ce qui est semblable à autre chose ; or, le mot identité, dans son emploi politique et social, signifie ce par quoi l’on différencie une communauté d’une autre ou un individu d’un autre. Le participe passé identifié permet de clarifier le sens du substantif identité. L’identité a d’abord été un objet de la philosophie pour ensuite devenir un sujet d’étude de la sociologie et de la psychanalyse. Le propos sera de questionner, dans un référentiel psychanalytique, la construction de l’identité et ses rapports à la modernité.

Identité

Nous définissons nous par ce que nous sommes ? Peut-on se définir ? Peut-on se résumer à la somme de ses expériences ? La psychanalyse nous amène à explorer les aspects conscients et inconscients de l’identité. Cette question entend une distinction entre identité et identification. De l’ordre de l’imaginaire et du fantasmatique, suscitant quantité de représentations, c’est toute la question du désir et du manque qui se déploie derrière celle de l’identité. C’est aussi un processus psychologique qui marque l’existence, depuis les premiers temps de la différenciation-séparation du sujet jusqu’à la mort, ultime identité impliquant un changement radical de catégorie anthropologique. L’identité explore de multiples facettes: identifications primaires et fondements narcissiques, identifications secondaires, genre, génération, filiation, familiale, culture, ethnique, socio-économique, etc. C’est aussi la question de l’altérité qui intervient, car l’individu se défini par rapport à la relation à un autre, tandis que l’autre en soi, éminemment inconscient, interpelle le sujet en son for intérieur. Ainsi, objets internes, imagos, engagent le champ de la reconnaissance : comment le nom et l’image peuvent-ils avoir une fonction de représentation ?

L’identité ne se définit pas seulement par la relation à l’autre. L’individu faisant partie d’une communauté, d’autres influences pèsent sur la construction de son identité. Celle-ci serait née d’une inter-fantasmatisation collective des différentes personnes d’une communauté, en particulier de l’identité sociale. Quelle est donc cette influence sociale sur la naissance de l’identité ?

Modernité

Des auteurs tels que Marx (1950), Giddens (1991) et Berger (1990) suggèrent que la modernité a une influence notable sur l’identité. De ce fait, l’individu développerait des mécanismes de défense variés pour accommoder et faciliter la construction de l’identité, ou plutôt des identités. Ces auteurs évoquent les effets de « l’eurocentrisme » (terme datant du 16e siècle), en ce que la culture et les expériences historiques du monde occidental influenceraient mondialement les constructions identitaires actuelles. Cependant, tous les auteurs ne partagent pas cette vision d’une hégémonie occidentale. Berman (1982, dans Haferkamp et Smesler, 1992) explique que, pour les pays du tiers monde : « le désir de développement et d’intégration les pousse à s’approprier les dynamiques de la modernisation et de la modernité ». Ce ne serait donc pas la domination d’une culture, d’une identité, sur l’autre, mais plutôt le désir commun d’arriver au même but. Ainsi, la modernité serait le résultat « du monde entier, réuni à l’aube des expériences partagées ». Giddens (1991) explique que la modernité ne permet pas de contextualisation nette, car elle s’émancipe de l’espace et du temps. Les sociétés d’aujourd’hui ne sont pas isolées, mais entremêlées et acculturées. A travers les médias, les informations sont facilement transmises d’une société à l’autre. La modernité a donc amené des changements qui confrontent à des normes différentes, et qui impactent la construction d’identités multiples.

Ainsi, la modernité favoriserait la multiplicité des identités. De la sorte, nous pourrions nous définir à travers différents types d’identité. Cependant, cela peut amener de la confusion et des angoisses chez l’individu, en sus de troubles psychiatriques, traumatismes, etc. Comment la clinique perçoit-elle ces effets ? Comment la psychanalyse peut-elle éclairer les nouveaux enjeux dans la construction de l’identité ? Quel rapport l’individu d’aujourd’hui entretient-il avec ses identités ? Comment les construit-il ? Quelles sont les problématiques actuelles de l’identité ? Comment l’identité évolue-t-elle dans le temps ? (crises identitaire, « existentielle », etc.)

Cette journée d’étude interdisciplinaire est ouverte aux jeunes chercheurs nationaux et internationaux en sciences humaines et sociales. Cet événement scientifique s’articulera autour de deux axes principaux, qui viendront questionner la thématique de l’identité en abordant :

  • Axe 1 : Epistémologie de l’identité. Cet axe vise à mettre en perspective les évolutions de ce concept dans les sciences humaines. Il s’agira de questionner, d’une part, les définitions et les acceptions de l’identité et, d’autre part, les catégories nosologiques et étiologiques dans lesquelles elle est susceptible de s’inscrire.
  • Axe 2 : Identités et pratiques. Cet axe accueillera des travaux portant sur les différentes formes de l’identité rencontrées et de leur considération dans la pratique. Quelles articulations sont possibles et pour quelles visées ? Les communications pourront aborder la façon dont les trajectoires thérapeutiques sont construites à l’égard de cette pluralité des identités.

Programme

Matinée
DISCUTANTS : CHAD CAPE, ALEXANDRA GILLET

8h30

Accueil des participants

9h00

Mot d’ouverture 
CHAD CAPE

Vers l’enregistrement de la vidéo

9h15

Les changements de l’identité de l’enfant dans l’histoire : sa reconnaissance pendant la vie et même après la mort
LIVIA SANI

Vers l’enregistrement de la vidéo

9H45

Vers la subjectivité : une réflexion autour de l’actualité de la notion d’identité en sciences humaines
JOSE ALVAREZ

Vers l’enregistrement de la vidéo

10H15

PAUSE

10H45

Aimer une mère battue. Narcissisme primaire et violences dans le couple au XXIe siècle
CHRISTOPHE MARIANNE

Enregistrement non diffusé

11H15

« Être dialysé » face à la modernité. Les directives anticipées
SALMA AMAMOU

Vers l’enregistrement de la vidéo

11H45 – 13h15   PAUSE DÉJEUNER

Après-midi
DISCUTANTS : ÈVE-EMMANUELLE SCHMITT, CÉCILE BRÉHAT

13h15

Introduction
ÈVE-EMMANUELLE SCHMITT

13H30

Processus de fabrication d’encens médical par un médecin tibétain du Népal : identité entendue et hybridations
LUCIE VIGNON

Vers l’enregistrement de la vidéo

14H00

Adolescence et immigration : Les langues comme attribut identitaire

SIHEM BOUDJEDIR-BAHRI

Vers l’enregistrement de la vidéo

14H30

PAUSE

15H00

Identité voilée : un questionnement entre deux cultures
SARAH TOPASLAN

Vers l’enregistrement vidéo

15h30

L’identité psychique enracinée dans les mouvements de la transmission culturelle
VICTORIA SRISEYOHN THEVAKI

Vers l’enregistrement vidéo

16h

FERMETURE

Participants

  • Chad Cape – When the Child Becomes the Parent – Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071
  • Livia SaniConséquences de la perte d’un enfant avant l’âge de un an. Soutien psychologique et groupes thérapeutiques –  Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071
  • José Alvarez L’épreuve de la subjectivité dans l’insertion professionnelle des jeunes en échec scolaire –  Dir. de thèse Claire Metz, EA 3071
  • Alexandra Gillet Séquelles d’apparition tardive des anciens grands prématurés : conséquence d’une relation affective précoce troublée. Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071
  • Christophe MarianneComprendre et prévenir la récidive chez les hommes auteurs de violences conjugales – Dir. de thèse Anne Thevenot, EA 3071
  • Salma Amamoumise en place des directives anticipées chez les dialysés chronique en oncologie. Méthodologie éthique et psychodynamique face à une demande d’arrêt de traitement – Dir. de thèse M-Frédérique Bacqué, EA 3071
  • Eve-Emmanuelle SchmittLes thérapeutes traditionnels en Corse : Don de guérison et rituels thérapeutiques – Dir. Hossaïn Bendahman, EA 3071
  • Lucie VignonProcessus et enjeux des transmissions et des pratiques du savoir médical tibétain au Népal – Dir. de thèse Denis Monnerie, UMR 7367
  • Sihem Boudjedir Bahiri Lien culture et psychisme : question d’identité – Dir. M-Claude Casper, EA 3071
  • Cécile BréhatConstruction du maternel dans les situations de grande prématurité – Dir. de thèse Anne Thevenot, EA 3071
  • Sarah TopaslanLe devenir père – Dir. Hossaïn Bendahman, EA 3071
  • Victoria Thevaki SriseyohnModalités psychiques de la transmission culturelle dans les familles indiennes et sri lankaises d’origine tamoule installées en France – Dir. M-Claude Casper, EA 3071

Appel à communications : journée-doctorale-2017

Journée d’Etudes de l’Ecole doctorale : « Normes en société »

L’ED 519 a organisé une journée d’études le 4 novembre 2016 à l’Institut Le Bel – salle Ourisson sur la thématique « Normes en société » .  Ont participé à cette journée les doctorants de notre laboratoire :

  • Cécile Bréhat: Les normes dans le champ de la périnatalité. Approche psychanalytique.
  • Sihem Boudjedir ép. Bahri  et  Rozette Yssouf  pour leur participation au comité d’organisation

Programme de la journée

 Journée doctorale de l’école doctorale sur les émotions en situations

L’ED 519 organise une journée d’études le 17 avril 2015 à amphithéâtre du Collège doctoral européen sur la thématique  « Les émotions en situation ». Participeront à cette journée les doctorants de notre laboratoire :

  • Chad Cape: Pathological families: Plethoric or repressed emotions?
  • Chloé Toutain: Les émotions dans la recherche en psychologie clinique : réflexions autour de l’impact des émotions dans une recherche
  • Cécile Bréhat: Emotion et grande prématurité. Approches psychanalytiques

 programme-17 avril ED 519

La subjectivité dans la modernité

SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014 – Faculté de psychologie, Amphi Viaud

Affiche Journée doctorale SULISOM_22 novembre 2014

avec la participation de

  • Françoise Hurstel, Professeure émérite de psychologie clinique, Université de Strasbourg
  • Sébastien Dupont, Maître de conférences associé, Université de Strasbourg

La modernité s’oppose à une période révolue, celle de la tradition. Elle suppose des ruptures, voire des fractures, qui ne sont pas sans effets chez l’être humain. Au chevet de la personne en détresse, le psychologue clinicien est le premier témoin de tels effets chez le sujet : que peut-il nous apprendre des enjeux subjectifs de la modernité ?

Que nous apprennent les nouvelles demandes faites à la médecine lorsque celles-ci concernent l’endroit du corps, dans une demande de réassignation sexuelle chirurgicale (Chloé Toutain) ou d’amaigrissement « miracle » par chirurgie bariatrique (Melissa Coriano) ? Alors que ces deux types d’opérations sont en augmentation, quelle place est faite pour tenter de saisir ce qui se joue dans de telles demandes pour le sujet ?

Les réponses apportées par le corps médical sont tributaires des avancées scientifiques mais également des considérations éthiques, politiques et économiques. Quid du sujet ? La limite de la réanimation néonatale est sans cesse repoussée par les progrès médicaux, mais qu’en est-il des effets pour ces femmes devenues mères « trop tôt » (Cécile Bréhat) ? Quels effets pour ces fumeurs à qui l’on annonce un cancer du poumon ? Le refus du sevrage tabagique est-il autre chose que leur dernier refuge (Jonathan Graffi) ? Comment intégrer ces considérations dans la prise en charge ?

Faut-il seulement les intégrer ? La tentation de normaliser par la médicalisation voire la psychologisation de la moindre question de société est toujours présente. L’exemple de l’échec scolaire est criant : alors que de nombreux « experts » s’emparent de la question, son taux passe de 15% à 20% en France au cours de la dernière décennie (Philippe Meyer). L’Etat garant de la subjectivité ? La question n’est pas simple et pour les familles dites « maltraitantes », elle revêt tout son poids, d’autant plus dans un contexte de tradition culturelle patriarcale (Jaime Andres Quintero).

Ainsi quels discours peut donc porter le psychologue clinicien aujourd’hui face à ces enjeux ? Comment actualiser un savoir et un métier ? A partir du génogramme (Céline Bigault Kopp) et du Rorschach (Martine Maurer), nous envisagerons enfin la contribution du psychologue dans la clinique contemporaine du suicide et de la dépression.

Programme

Matinée
PRESIDENCE : FRANCOISE HURSTEL, PROFESSEUR EMERITE DE PSYCHOLOGIE CLINIQUE

8h45

Accueil des participants

9h00

Mot d’ouverture de l’invitée d’honneur
FRANCOISE HURSTEL

9h30

Le transsexualisme, un syndrome actuel ?
CHLOE TOUTAIN

10H00

Entre « je veux me faire opérer » et « je veux perdre du poids » : les paradoxes de la demande d’une chirurgie de l’obésité
MELISSA CORIANO

10H30

PAUSE

11H00

Les naissances prématurées : un symptôme de la post modernité ?
CECILE BREHAT

11H30

Le refus du sevrage tabagique malgré les recommandations des médecins oncologues
JONATHAN GRAFFI

12H15 – 13h45   PAUSE DEJEUNER

Après-midi
PRESIDENCE : SEBASTIEN DUPONT, MAITRE DE CONFERENCES ASSOCIE

14h00

L’échec scolaire est-il une maladie ?
PHILIPPE MEYER

14H30

La subjectivation dans les situations de maltraitance des enfants pris en charge par l’Institut Colombien de Bien-être Familial (Caldas centre zone nord)
JAIME ANDRES QUINTERO

15H00

PAUSE

15H30

Le génogramme : une ouverture à la parole pour une personne suicidaire
CELINE BIGAULT KOPP

16H00

Souffrance dépressive et défaillance du contenant psychique. Etude comparative au Rorschach
MARTINE MAURER

16h45

Clôture de la journée
SEBASTIEN DUPONT

Participants

  • Chloé ToutainLe transsexualisme, un syndrome actuel ? Sous la direction de : Mme Anne Theveno
  • Mélissa M. CorianoEntre « je veux me faire opérer » et « je veux perdre du poids » : les paradoxes de la demande d’une chirurgie de l’obésitéSous la direction de : Mme Marie-Frédérique Bacqué
  • Cécile BréhatLes naissances prématurées : un symptôme de la post modernité ?Sous la direction de : Mme Anne Thevenot – Co-directrice de thèse : Mme Liliane Goldsztaub
  • Jonathan GraffiLe refus du sevrage tabagique malgré les recommandations des médecins oncologues Sous la direction de : Mme Marie-Frédérique Bacqué
  • Philippe MeyerL’échec scolaire est-il une maladie? – Sous la direction de : Mme Anne Thevenot – Co-directrice de thèse : Mme Claire METZ
  • Jaime Andrès QuinteroLa subjectivation dans les situations de maltraitance des enfants pris en charge par l’Institut Colombien de Bien-être Familial (Caldas centre zone nord)Sous la direction de : Mme Anne Thevenot
  • Céline Bigault KoppLe génogramme : une ouverture à la parole pour une personne suicidaireSous la direction de : Mme Anne Thevenot – Co-directeur de thèse : M. Michel Walter (UBO)
  • Martine MaurerSouffrance dépressive et défaillance du contenant psychique. Etude comparative au RorschachSous la direction de : Mme Marie-Frédérique Bacqué

Vers les abstracts de la journée

Organisation

Comité scientifique

Comité d’organisation

Marie-Frédérique BACQUE, Pr.

Cécile BREHAT, doctorante

Marie-Claude CASPER, MCU HDR

Melissa CORIANO, doctorante

Jean-Elie LARRIEUX, doctorant

Jean-Elie LARRIEUX, doctorant

Christophe MARIANNE, doctorant

Christophe MARIANNE, doctorant

Anne THEVENOT, Pr.

Philippe MEYER, doctorant

 

Partenaires

logopsycho

Informations pratiques

  • Lieu : Faculté de psychologie (Amphi Viaud) – Université de Strasbourg – 12, rue Goethe, 67000 Strasbourg
  • Modalités de participation : Entrée gratuite sans  inscription (capacité d’accueil : 120 places)

Pour soutenir financièrement cette action de formation et nous aider à l’organiser, vous pouvez faire un don à notre laboratoire contre reçu fiscal, à la Fondation de l’Université de Strasbourg, soit en ligne cliquez ici

Merci de flécher votre don au laboratoire SULISOM EA 3071.

Le laboratoire SULISOM vous remercie pour votre aide.