Marie-Claude Casper


Titre universitaire Bureau Coordonnées
Maître de conférences,
HDR de psychologie et
psychopathologie cliniques
316B Marie-claude.casper@unistra.fr
Tél. : 03 68 85 19 39

 

 

Enseignant-chercheur depuis 1989, M.-Cl. Casper obtient en 1992 son doctorat avec la soutenance d’une thèse en psychologie clinique sous la direction du Pr. Andrée Tabouret-Keller, Université Louis Pasteur, Strasbourg.

Depuis 1994, M.-Cl. Casper est titulaire d’un poste de maître de conférences en psychologie et psychopathologie cliniques au sein de la faculté de psychologie de l’Université de Strasbourg.

Membre permanent de l’EA 3071 – SULISOM, Université de Strasbourg.

Habilitée à diriger des recherches depuis 2006, soutenance du rapport intitulé Un parcours de recherche sous le signe de la nomination, sous la direction de Mme Pradelles-Monod, Université Louis Pasteur, Strasbourg.

Ses espaces de recherche concernent :

  • les modalités et les processus psychiques impliqués dans le rapport du sujet au familial et au social à travers notamment les faits de nomination,
  • la spécificité du fonctionnement psychique de l’enfant,
  • le nouage du langage et des processus psychiques dans la parole.

Psychologue – psychanalyste

Nomination

Nom et prénom(s) : au carrefour du collectif et de l’individuel, arrimé au social par son cadre légal ou par ses usages, le nom est un mot dont la spécificité découle d’un processus de nomination qui établit avec l’enfant son lien privilégié à l’identité. A sa naissance, l’enfant fait ainsi l’objet d’une double nomination qui lui est extérieure, orchestrée par les exigences légales de la société qui l’accueille et par les choix de sa famille.

Réalité psychique du nom de famille dans le contexte de sa réforme en France. En janvier 2005, la loi introduit dans l’attribution du nom de famille à l’enfant le principe d’un choix entre les noms du père et ceux de la mère. Dans ce dispositif juridique les rapports entre l’individu et le groupe, notamment familial sont centrés autrement, faisant jouer autrement les trois axes de l’alliance, de la collatéralité et de la filiation. Légitimé et organisé, le choix institue une discontinuité généalogique en même temps qu’il expose le nom aux circonstances événementielles et psychologiques qui accompagnent le temps de la naissance de l’enfant, du premier enfant. le nom prend une valeur tout à la fois contingente et psychologiquement déterminée. La possibilité d’un choix, colore le nom ou le possible nom de l’enfant de l’engagement subjectif de ceux qui le retiennent parmi les possibles ; ce qui a pour incidence de sceller de manière bien plus prégnante, et formulée, le destin de l’enfant à celui du ou des parents. Il s’agit d’étudier ce qu’instaurent ces nouvelles conditions d’attribution entre l’enfant et ses parents et d’explorer leurs effets sur les modalités d’appropriation du nom.

L’effet de nomination. Etude de la nomination comme processus langagier à travers notamment une situation où le diagnostique fait effet de nomination. Le terme diagnostique peut fonctionner dans la parole comme nomination lorsqu’un sujet se l’approprie par une substantivation. Il change pour ainsi dire de statut et se trouve investi d’une fonction identitaire.

Parole, mécanismes psychiques et dimension clinique

Modalités langagières et inconscient.

Les modalités d’appropriation de la langue dans la parole du sujet dans leur articulation aux processus psychiques inconscients sont explorées dans des travaux suivant deux axes de recherche :

– celui d’une exploration des conditions et des modalités du fonctionnement psychique sur le terrain de la parole dans sa matérialité, sa mise en rapport avec le processus interprétatif et son contexte.

– celui d’une réflexion sur la spécificité de la recherche en psychologie clinique en particulier par l’élaboration de principes méthodologiques situant la parole dans son arrimage psychique depuis son recueil jusqu’à son analyse.

La réalité psychique et ses manifestations dans la parole de l’enfant.

Etude de la parole de l’enfant lorsque celle-ci est accueillie par l’adulte comme un mensonge. Le mensonge est envisagé comme une formation subjective répondant à des motifs inconscients et qui rend compte d’une réalité psychique se construisant pour l’enfant, dans un mouvement interprétatif, comme un effet de rencontre avec la personne à laquelle il s’adresse.

Cadre et principes psychothérapeutiques.

Etude du secret professionnel, une réalité complexe dont il faut distinguer la logique juridique et institutionnelle, où le « secret » prend statut d’information dans une communication, de la logique clinique, où la « discrétion absolue » se rapporte à la parole élaborée dans le mouvement de sa détermination psychique.

Evolution des conceptions psychopathologiques et leurs incidences thérapeutiques.

Etude épistémologique des différentes conceptions de la dyslexie, dans le contexte actuel de ses prises en charge, par une analyse de la façon de penser le rapport de l’enfant au langage et par un repérage des implications sur les options thérapeutiques proposées.

Mot-clés

  • Nom de famille
  • Langage et psychanalyse
  • Nomination et identité
  • Parole, processus psychiques et inconscient
  • Psychologie clinique et psychopathologie de l’enfant
  • Famille et transmission

Thèses soutenues

  • Wafa Bounaira : Exploration d’une situation d’entretien clinique en présence d’un traducteur.

Articles dans revues internationales à comité de lecture scientifique

Casper, M-C., (2012), « De l’acquisition à l’attribution du nom de famille, réflexions sur la transmission », Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, Volume 60, Issue 4, Juin, 229-232.

Marie-Claude Casper (2011), « Le psychologue, sa parole et les autres : du secret professionnel à la discrétion absolue », Clinique méditerranéennes, 84, 141-154.

Marie-Claude Casper, 2008, « Le diagnostic comme effet de nomination. Un exemple : la dyslexie », L’évolution psychiatrique, 73, 485-495.

Marie-Claude Casper, 2008, « Du patronyme au nom de famille : questions posées par une nouvelle institution du nom », La Pensée, 354, 135-147.

Marie-Claude Casper, Charles-Henry Pradelles de Latour, Frédérique Granet, 2006, « Choisir un nom de famille… une approche pluridisciplinaire des implications de la réforme du nom », L’Homme. Revue française d’anthropologie, 179, 201-218.

Marie-Claude Casper, Marie-Lorraine Pradelles-Monod, Marie-Paule Chevalérias, 2005, « Lorsque s’impose un choix… La transmission du nom de famille entre continuité et contingence », Le divan familial « Les liens familiaux aujourd’hui », 15, 265-280.

Marie-Claude Casper, 2005, « La filiation à l’épreuve du choix : une approche clinique du nom de famille », Pratiques psychologiques, 11, 101-111.

Marie-Claude Casper, 2003, « Du « double sens » à l’équivoque : l’inconscient sur les chemins de la langue », Cliniques méditerranéennes, 68, 119-126.

Marie-Claude Casper, 2001, « L’effet de transmission du prénom : d’un héritage à son appropriation », Cliniques méditerranéennes, Filiations 2, 64, 157-168.

Marie-Claude Casper, 2000, « Choisi, attribué, porté : le prénom dans quelques-unes de ses fonctions », Dialogue, La signification familiale des objets, 148, 69-77.

Marie-Claude Casper, 1998, « L’appel du prénom », L’évolution psychiatrique, 63, 4, pp. 645-657.

Marie-Claude Casper, 1993, « Hans, Jean et Johannes ou les langues du prénom », Langage et Société, 66, décembre 1993, 77-97.

Marie-Claude Casper, Un parcours de recherche sous le signe de la nomination, Rapport en vue de l’obtention d’une habilitation à diriger des recherches, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Université Louis Pasteur, Strasbourg I, 2006, 134 p.

Chapitres d’ouvrages collectifs

Marie-Claude Casper, 2013, Emile Benveniste et la « basphémie ».  Dictionnaire de psychologie et de psychopathologie des religions, Paris, Bayard (à paraître).

Marie-Claude Casper, 2013, La glossolalie et le « parler en langues ».  Dictionnaire de psychologie et de psychopathologie des religions, Paris, Bayard (à paraître).

Actes de colloques

Marie-Claude Casper, 2006, « Du patronyme au nom de famille : la filiation à l’épreuve du choix», Enfant en développement, famille et handicaps. Interactions et transmissions (dir. Benoît Schneider), 2006, 29-33.

Marie-Claude Casper, 2003, « Enseigner la psychologie clinique : du domaine à la démarche, l’expérience d’un passage ? », Où en est la psychologie clinique ? L’Harmattan, 291-296.

Marie-Claude Casper, 2001, « Marie-Françoise. L’héritage d’un prénom ou comment construire une histoire personnelle », Biographies au pluriel, Presses Universitaires de Strasbourg, 209-214.

Marie-Claude Casper, Marie-Paule Chevalérias, 2000, “A l’écoute des accueillants… Du projet à la construction de la relation avec la personne accueillie”, Actes du 10ème colloque de l’APREPA « Psychoses, Familles et Equipes soignantes », Evolution de la famille : enjeux cliniques.

Marie-Claude Casper, Marie-Lorraine Pradelles-Monod, 1999, Le “non dit” entre liberté et contrainte, XVIIes Journées de l’Information Psychiatrique, AFPP, Psychiatrie & Libertés, Strasbourg, CD-Rom, 3-5.

Marie-Claude Casper, 1998, « Interroger sa nomination ? », Actes du 8ème colloque de l’APREPA Psychoses, familles et équipes soignantes, Les souffrances psychiques à l’adolescence : rencontre, prises en charge et réseaux, Strasbourg, 131-135.


Articles dans d’autres revues à comité de lecture

Wafa Bounaira, Marie-Claude Casper (2012), « L’entretien clinique en présence d’un interprète», Perspectives Psy, Volume 51, 2, Avril, 191-199.

Marie-Claude Casper (2012), Nommer… pour quelle(s) réalité(s) ?. La lettre de l’enfance et de l’adolescence, revue du GRAPE, 87, 13-20.

Isabelle Fornasieri, Marie-Claude Casper, 2002, « Le projet professionnel : lorsque la démarche rencontre une méthode », Projet professionnel de l’étudiant, les nouvelles donnes, D. Gilles, C. Millaud-Collier, J. Saulnier-Cazals, M-J. Vuillermet-Cortot, Collection références, ONISEP, 101-103.

Marie-Claude Casper, 1998, Etre ou ne pas être dans le langage, Ortho magazine, n° 24, février, 7-9.

Marie-Claude Casper, Etienne Gondrexon, Isabelle Fornasieri, Josette Saulnier-Cazals, Marcelle Treguer, 1996, Le projet professionnel à l’université, Initial’s ONISEP Alsace, janvier, 7-9.

Marie-Claude Casper, 1996, Rosalie, Christos et Jean-François : trois prénoms, trois énigmes, Vues d’enfance, 5, 13-17.

Marie-Claude Casper, 1994, « Le prénom entre sujet et culture », Tradisis, n°3, février 1994, 37-44.

Marie-Claude Casper, 1994, « Les prénoms en miroir », Avancées n° 2: Image de soi, image de l’autre. La France et l’Allemagne en miroir, Strasbourg, Maison des Sciences de l’Homme de Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 55-59.

Marie-Claude Casper, 1993, « La ville aux portes du village », Avancées n°1: Mutations dans l’Europe contemporaine, Maison des Sciences de l’Homme de Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, pp. 67-72.

Marie-Claude Casper, 1992, « Le prénom, mode et tradition. Le cas d’un village alsacien », Tradisis, n°1, décembre 1992, pp. 41-57.

Marie-Claude Casper, 1992, « Marie, un prénom au féminin », Tradisis, n°0, mars 1992, pp. 11-25.

Marie-Claude Casper, 1989, « Significations du prénom dans un village alsacien », Saisons d’Alsace (N° Spécial Le CNRS en Alsace), Strasbourg : Editions de la Nuée Bleue, 1989, n°106, 191-194.

Articles dans Revues à comité de lecture en langues étrangères

Marie-Claude Casper, 1996, « A chamada do nomo », Cadernos de psicologia, Edito – UFMG, Belo Horizonte, Brésil, vol. 6, 1.

Communications aux colloques en France

Marie-Claude Casper (octobre 2012) « Travailler avec l’hypothèse freudienne de l’inconscient, quelles implications éthiques ?», Colloque international Psychothérapies et psychanalyse : enjeux thérapeutiques et éthiques du soin psychique, Strasbourg, oct. 2012.

Marie-Claude Casper (novembre 2011), « L’enfant au sein de sa famille aujourd’hui, réflexion à partir des nouvelles conditions de transmission du nom de famille », conférence invitée, Journée d’étude organisée par le Syndicat des Orthophonistes de la Région Bourgogne Franche-Comté (SORBEFC), Besançon.

Marie-Claude Casper (septembre 2011), « L’attribution du nom de famille à l’enfant, quelle transmission de nos jours ? », Congrès national de l’Association Française des Psychologues de l’Education Nationale ( AFPEN ), Strasbourg.

Marie-Claude Casper (2010), « De l’acquisition à l’attribution du nom de famille, réflexions sur la transmission », Journées Nationales de la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, Strasbourg, mai 2010.

Marie-Claude Casper (2008), organisation d’un atelier Le diagnostic : quels enjeux pour quelle(s) réalité(s) ? IIe Colloque international de psychopathologie et psychanalyse du lien social Malades du libéralisme. Actuel du sujet, actualité du lien social, Strasbourg, mars 2008.

Marie-Claude Casper (2008), « Le diagnostic dans un effet de nomination », IIe Colloque international de psychopathologie et psychanalyse du lien social Malades du libéralisme. Actuel du sujet, actualité du lien social, Strasbourg, mars 2008.

Marie-Claude Casper (2006), « Le sujet face à son arrimage social dans la réforme du nom de famille », Ie Colloque international de psychopathologie et psychanalyse du lien social Actualités de la psychopathologie. Le sujet résiste-t-il à la nouvelle société de marché ?, Strasbourg, mars.

Marie-Claude Casper (2005), « Du patronyme au nom de famille : la filiation à l’épreuve du choix », XXIIIe Colloque du Groupe Francophone d’Etudes du Développement psychologique de l’enfant jeune (GROFRED) – L’enfant et sa famille : interactions et transmissions, Nancy, mai.

Collaborations/conventions de recherche :

Direction scientifique d’une recherche pluridisciplinaire La transmission du nom de famille en France et sa nouvelle donne juridique : fonctions sociales et enjeux psychologiques du nom sous contrat avec le CNRS en co-direction avec Charles-Henry Pradelles dans le cadre du programme du département des Sciences Humaines et Sociales du CNRS « systèmes de dénomination : Origine, évolution, diversité, devenir », recherche interdisciplinaire.

Charles-Henry Pradelles De Latour, Marie-Claude Casper (sous la dir. de), La transmission du nom de famille en France et sa nouvelle donne juridique : fonctions sociales et enjeux psychologiques du nom, Rapport de fin de contrat du programme interdisciplinaire du département des Sciences Humaines et Sociales du CNRS « systèmes de dénomination : Origine, évolution, diversité, devenir », juin 2005, 106 p.

Activité d’enseignement tout au long du cursus de psychologie : Licence, Master et Doctorat. Sur le versant de la psychologie comme domaine universitaire d’étude et de recherche, les enseignements sont centrés thématiquement sur les notions de langage et de parole dans une mise en perspective clinique et psychopathologique à partir d’un ensemble de situations comme par exemple le bilinguisme, la nomination ou encore des situations mobilisant les liens filiatifs ou la construction subjective des liens au sein de la famille. Méthodologiquement ils concernent les principes rigoureux de la démarche de recherche et sa spécificité dans le domaine de la psychologie et de la psychopathologie cliniques, lorsque l’exploration se fait sur le terrain de la parole.

Sur le versant de la pratique professionnelle, une partie des enseignements ont pour objectif de former les étudiants à l’exercice de la profession de psychologue dans une pratique clinique et en particulier psychothérapeutique.

  • Encadrement des étudiants dans leurs travaux de recherche et leur stage en Master. Entre 20 et 30 étudiants
  • Encadrement de thèse :

Fanny Bauer-Motti,  Le rêve et son interprétation : dimension culturelle

Sihem Boudjedir, L’articulation entre psychisme et culture dans une situation d’immigration

Wafa Bounaira La situation d’entretien clinique en présence d’un traducteur (thèse soutenue en décembre 2012)

Hélène Branquart, Phobie scolaire et absentéisme

Luísa Escher Furtado, L’alcoolisme et ses enjeux identitaires

Maria Lenz Cesar Kemper, Psychisme et pauvreté, – L’alcoolisme et ses enjeux identitaires , – L’alcoolisme et ses enjeux identitaires

  • Responsable du parcours professionnel Psychologie et psychopathologie cliniques du Master de Sciences Humaines et sociales Mention Psychologie Spécialité Psychanalyse, psychopathologie et psychologie clinique (1ère et 2ème années). Environ 190 étudiants chaque année
  • A partir de 2013, responsable de la spécialité Psychopathologie, psychologie clinique et psychanalyse du Master de Sciences Humaines et sociales Mention Psychologie
  • Responsable du Diplôme d’Université Pratiques psychologiques : diplôme de niveau Master ouvert aux titulaires d’une première année de Master Psychologie. Environ 30 étudiants chaque année.

Expertise

Lecteur pour les revues Pratiques psychologiques et L’Evolution psychiatrique.

Autres activités professionnelles

Psychologue en libéral