Qui sommes-nous ?


Subjectivité, lien social et modernité

L’étude des processus subjectifs et de leur construction tout au long de la vie est au centre des travaux de recherche de l’EA depuis sa création. Nous les suivons dans la société contemporaine où les transformations idéologiques, économiques, juridiques et scientifiques ont des effets sur les modalités du vivre ensemble tant au niveau social que familial. Comme en témoignent de nombreux écrits, les mutations contemporaines de la famille et de la société soulèvent de fréquentes questions concernant leurs enjeux subjectifs et sociaux pour les individus.
Nous tentons d’y apporter des réponses grâce à une épistémologie et une éthique qui sont celles de la psychanalyse.

Modèles théoriques

Les modèles théoriques de notre équipe empruntent aux différentes disciplines proches de la psychologie clinique comme la psychanalyse, la médecine, la sociologie.

Modèle clinique : Nous nous employons à parvenir à la connaissance et à la démonstration scientifique de nos hypothèses en nous appuyant sur nos observations empiriques de patients dans leur cadre de vie ou dans un contexte thérapeutique. Ce modèle inductif va des cas ou situations cliniques à la théorie.  Nous observons d’abord les faits de manière rigoureuse, puis nous cherchons à déduire de ces énoncés des processus psychiques et des concepts.

Nous privilégions les aspects qualitatifs et la recherche de sens à la causalité. Nos hypothèses s ‘élaborent à partir d’observations faites sur le terrain (démarche exploratoire). Notre méthode nous permet d’analyser finement des personnes, avec leur consentement, dans des cadres variés (interactions familiales, travail de groupe, psychothérapie individuelle).

Dans certains cas, nous construisons une procédure plus systématisée de type hypothético-déductif, après une démarche de connaissance inductive. Nous suivons ainsi un modèle complémentariste intégratif, comme dans le cas de nos travaux sur l’évaluation des psychothérapies au moyen de la méthode du cas singulier.

Niveaux d’investigation

La méthode clinique nous permet de travailler dialectiquement à plusieurs niveaux :

–  Au niveau diagnostique : ce sont nos travaux sur la psychopathologie du deuil, des maladies graves, les nouvelles nosographies psychiatriques. Nous utilisons ici un modèle dimensionnel (qui décrit comment les individus diffèrent par rapport à leur comportement) et un modèle idéographique où l’individu est considéré comme un être unique.

–  Au niveau étiologique : Nous cherchons à connaître les causes de développement d’un trouble ou d’une problématique dans une approche psychodynamique qui prend en compte la théorie de l’inconscient freudien.

–  Au niveau relationnel : Nous analysons les relations perturbées dans le contexte familial en prenant en  compte toutes les  variables du conflit issues du contexte culturel et social.

Au niveau psychométrique : nous développons certains questionnaires pour identifier les situations de deuil compliqué ou la qualité de vie des malades (bipolaires ou atteints de cancer). Un questionnaire sur les deuils traumatiques chez l’enfant est à l’étude. Nous utilisons aussi les bilans psychologiques comme outils d’investigation et médiateurs dans les recherches menés auprès des enfants témoins de violence.

Méthodologies et outils de recherche

Nos recherches cliniques étudient les liens entre la théorie et la réalité sociale, nos méthodes renvoient aux techniques de recueil de données propres à la  psychologie clinique. Selon la pertinence de la recherche, nous employons différentes méthodes : les entretiens non directifs, ou des questionnaires standardisés, autoquestionnaires, des échelles cliniques et des tests cognitifs ou projectifs.

Les analyses de nos entretiens se font à plusieurs niveaux : une approche qualitative par des analyses de contenus et de l’énonciation ; une analyse lexicale systématisée des composants langagiers.

Nos perspectives sont variées du soin psychique à la création théorique dans les champs de la psychanalyse, de la psychiatrie, de la psychosomatique et du lien social. Par ailleurs chaque thématique explorée fait l’objet de recherches fondamentales sur les processus psychiques et de recherches appliquées dans le champ de la psychopathologie de la vie quotidienne.

SULISOM a choisi de se centrer sur deux axes de recherche qui répondent de nos jours à une forte demande sociale :

Axe 1 « cliniques familiales » :

Etude des spécificités des configurations familiales contemporaines, effets sur la construction des figures paternelle et maternelle et sur les modalités de transmission inter et transgénérationnelles

Effets des discours sociétaux sur les temps de passage, les crises et transitions collectives.

Le couple et ses violences.

Axe 2 « médecine et psychopathologie »

Étude des maladies somatiques graves et des problématiques psychiques qui leur sont liées.

Les recherches sur les maladies somatiques (cancers, démences, cardiopathies…) constituent un champ récent de l’équipe. 3 recrutements d’EC, Mélanie Jacquot en 2011, Patricia Cotti en 2012 et Olivier Putois en 2015 ont pour objectif de renforcer cette orientation de travail. Les collaborations avec plusieurs services des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (oncologie, psychiatrie et cardiologie) sont d’ores et déjà en cours.

L’équipe d’accueil est constituée par

  • Une équipe d’enseignants chercheurs et chercheurs : 2 Pr., 4 MCU-HDR, 4 MCU,  2 PAST, 1 ATER
  • 4 chercheurs associés
  • 31 doctorants dont 1 ALER et 1 doctorante IDEX international

2 Masters en Psychanalyse, Psychopathologie et Psychologie clinique sont adossés aux recherches fondamentales de l’EA

  • Parcours professionnel : psychopathologie et psychologie clinique. Resp. Marie-Claude Casper
  • Parcours recherche : études psychanalytiques. Resp. Marie-Frédérique Bacqué

L’équipe d’accueil est rattachée à l’Ecole doctorale Sciences humaines et sociales : perspectives européennes (ED 519), dirigée par le professeur Pascal Hintermeyer et participe aux thématiques de l’Ecole doctorale : Identités, conflits et passages au travers de colloques, journées doctorales, séminaires de thèse, et des publications de ses doctorants et docteurs.