David Goulois


Directeur de thèse Année d’inscription Titre de thèse
Hossaïn BENDAHMAN 1ere année Les grossesses précoces à l’île de la Réunion : être l’enfant d’un enfant

 

2010                             Doctorat en Psychologie clinique, en cours

Université de Strasbourg, Laboratoire de recherche : « Subjectivité, connaissances et lien social » EA 3071.

Ecole doctorale des « Sciences de l’homme et des sociétés ».

2009 – 2008                  Master 2ère année de Psychologie clinique, titre de psychologue

(Psychopathologie et Psychothérapie)

Université de Paris VIIIème-Ile de La Réunion.

Psychanalyse (analysant de 2003-2008).

2008 – 2006                  Master 1ère année de Psychologie clinique et pathologique

(Traumas, déviances et exclusions), Université de Brest.

2006 – 2002                         Licence de Psychologie

(Orientation psychologie clinique et psychopathologique), C.N.E.D.- Université Paris VIIIème.

2002 – 2000                         B.T.A. (Brevet de Technicien Agricole)

« Techniques d’animations, d’encadrements et paramédicales »,

Maison Familiale, Poullan/Mer.

2000 – 1998                         B.E.P.A. (Brevet d’Etudes Professionnelles Agricoles)

« Services aux personnes : travail social et paramédical »,

Maison Familiale, Poullan/Mer.

Thèse de Doctorat : « Les grossesses précoces à l’île de la Réunion : être l’enfant d’un enfant », en cours.

Présentation du projet de thèse

La grossesse précoce sur l’île de la Réunion est un phénomène qui concerne de nombreuses jeunes filles. En France la grossesse précoce concerne tout de même 10000 jeunes filles (de 12 à 18 ans) en 2006, dont 6700 Interruptions Volontaires de Grossesses (I.V.G), soit 3300 grossesses menées à terme.

A la Réunion, les chiffres seraient 10 fois supérieurs à la métropole.

Mais si ces « enfants-mères » sont biologiquement « aptes » à procréer, sont-elles psychologiquement prêtes à la responsabilisation maternelle ? Que peuvent-elles transmettre à leurs enfants, elles même, « partiellement extirpées » (et parfois « brutalement ») de l’enfance ? Ces jeunes-filles ont-elles achevées leur enfance pendant les 9 mois de la grossesse ? Sont-elles devenues des « femmes » et enfin des « mamans » ?

C’est cette transmission psychique transgénérationnelle de ces « femmes-enfants » vers leurs propres descendances que nous souhaitons questionner.

Car, bon nombre de recherches en psychologie et en sociologie sur la population réunionnaise, font état d’une communauté en souffrance, d’individus perdus dans leurs repères identitaires et dans leur inscription sociétale et culturelle…

Et nous pensons que cette souffrance s’inscrit avant tout, dans un vécu familial difficile et que par conséquent, l’environnement familial pathogène pour l’enfant, le « rejet » en particulier par la mère, et « l’impossibilité à transmettre ce qu’elle ne possède pas, ce qu’elle n’a pas acquis », aura des incidences sur la croissance et la maturation psychologique de l’enfant.

Nous pensons, que du fait de l’immaturité psychologique de ces mères, l’enfant commencera sa vie « bancale », et qu’il risquera alors de  « pousser tord » (grandir avec difficultés, en souffrance, « prendre le mauvais chemin », en créole).

Nous tenterons la démonstration de nos propos, en ne tenant pas compte de normes sociales européennes, mais de normes sociales réunionnaise, celles d’une région du monde, extrêmement métissée, dont l’influence de l’Afrique et plus généralement de l’Orient, s’avère être constitutionnel de l’île et de ses habitants.

Nos motivations quant au choix du sujet, s’expliquent par le nombre important de patients (adolescents et adultes) qui nous aurons rapporté cet état de fait, ce sentiment de n’avoir jamais été désiré par leurs parents, et a fortiori par leur mère, ce qui les aura amené à nous consulter au sein de l’Association de Prévention Suicide de St Pierre, pour dépression et/ou tentative de suicide.

C’est aussi en permettant aux parents des patients, à prendre part et à participer activement à la psychothérapie de leur enfant, et en questionner l’abord transgénérationnel, que des révélations ont pu faire jour, et que sont apparus les difficultés des parents, en particuliers des mères « à être maman ».

Aussi cette étude, s’effectuerait au sein même d’une association de prise en charge des conduites suicidaires, mais aussi au sein de quelques infirmeries de collèges et lycées de l’île.

Bien qu’il y ait déjà eu des recherches sur la thématique de la « grossesse précoce » en psychologie clinique, le « défaut dans l’étayage et dans la transmission transgénérationnel dans les cas de grossesse précoce » n’a jamais été questionné sur l’Ile de la Réunion selon une approche à la fois psychologique et anthropologique.

Problématique :

Nous souhaitons démontrer que la difficulté de ces jeunes-mères à être « mamans », s’explique par leurs difficultés à investir narcissiquement leur descendance et qu’elles-mêmes, n’ont que peu été investit par leur propre mère.

Si comme Freud le disait, le « narcissisme du parent renaît à travers celui de l’enfant », signalant dès lors, l’existence de l’étayage narcissique réciproque entre le parent et l’enfant, ces « jeunes parents », encore dans l’enfance selon les normes sociales occidentales, mais côtoyant le monde et les responsabilités des adultes, ont-ils un « contenu narcissique à la fois suffisant et satisfaisant » à transmettre à leurs propre progéniture ? Comment transmettre à son enfant un narcissisme suffisamment fort et stable lorsqu’on est encore préadolescent ou adolescent, et par définition, mais toujours selon les critères occidentaux, immature, instable, psychiquement et émotionnellement ?

Dans ce cas, comment l’ « enfant d’un enfant » peut-il, quand à lui, se développer à son tour, psychiquement sereinement et sainement ?

Un narcissisme « suffisamment fort » est primordial pour la construction identitaire d’un individu. Car l’identité se construit à travers le regard que portent les autres sur nous, mais aussi de la perception que nous avons de nous-mêmes.

En effet, comme donner et s’investir, dans une famille, un groupe, une société quand soi-même nous ne nous sentons ni reconnu, ni désiré par les autres ? Et c’est de ce regard des autres, en particulier celui de notre mère et ce, dès la naissance, que naîtra notre narcissisme.

Nous tiendrons comptes des variables de la « contenance culturelle » réunionnaise afin de nuancer nos représentations et nos interprétations concernant la grossesse précoce, et par ce biais, montreront la paradoxe au sein même de la culture réunionnaise, concernant le statuts d’ « adulte » et « d’enfant ».

Nous emploierons à cet effet, des aspects théorique relevant de l’éclectisme théorique en psychologie, mais avec une approche dominante éthno-psychanalytique et transgénérationnel.

Mots-clés

  • Mot-clé 1 : Grossesse précoce, grossesse adolescente
  • Mot-clé 2 : Ile de la réunion
  • Mot-clé 3 : Ethno-psychanalyse
  • Mot-clé 4 : Transmission transgénérationnelle
  • Mot-clé 5 : Mère-enfant
  • Mot-clé 6 : Famille

Articles dans d’autres revues à comité de lecture

  • « Adolescence et suicide », Lettre d’information de l’association SOS Solitude : Keskisdit, Ile de la Réunion, Octobre 2010.
  • « Le doute de mes incertitudes : réflexions sur les places et rôles d’un psychologue en apprentissage », http://www.psy-desir.com , 2010.
  • « Réflexions sur la notion d’ « éducation d’adultes »,  revue Lien-social, Labège, N°974, Mai 2010.
  • « De l’interprétation des rêves chez une migrante réunionnaise : une expression du « mythe du retour », Al Lizher : La lettre de l’école psychanalytique de Bretagne, Brest, E.P.B, N°33, Juillet, 2008.

Communications aux colloques en France

Conférence sur le thème de « la sexualité chez les personnes âgées », Réseau Gérontologique Ouest, C.C.A.S de La Possession, Ile de la Réunion, 9 Mars 2011.

Conférence sur le thème des « bornes téléphoniques sur les ponts et prévention du suicide », pour SOS Solitude, Colloque annuel, Ile de la Réunion, Novembre 2010.

  • Rapporteur en séance plénière du groupe de travail « Santé et addictions », au sein de la « Journée de prévention et de l’éducation pour la santé », C.R.E.S, Ile de la Réunion, Novembre 2008.

Activités professionnelles

Activités libérales :

  • Psychologie clinique et psychothérapie en cabinet : adultes en individuel, couples, familles et enfants/ados.
  • consultant pour divers organismes médicaux-sociaux : analyse des pratiques professionnelles.
  • Enseignements au sein de divers centres de formation (communication, sciences-humaines), au sein d’Instituts de Soins Infirmiers, de l’Institut Régional des Travailleurs Sociaux de la Réunion.
  • Education spécialisée : auprès de SDF, de personnes porteuses de handicaps et troubles psychiques associés, et de jeunes placés sous mandat du Jaf (Protection de l’enfance).

Publications de vulgarisation psychologique:

  • Magazine Belle, île de la Réunion, publications hebdomadaires, de Aout 2010 à nos jours..

Interventions médiatisées :

  • Consultant en psychologie pour la radio « Réunion Première » (RFO) tous les trois premiers vendredi de chaque mois, de 11h à 12h. Emission en directe avec des appelants téléphonique. De Février 2011 à nos jours.
  • Sur le thème « Du lien entre précarité économique, souffrance familiale et dépression/tentative de suicide », St Pierre, Radio France Outre-Mer (R.F.O.), le 5 Février 2009.
  • Sur le thème « Des raisons explicatives des tentatives de suicide à la Réunion », St Pierre, Radio France Outre-Mer (R.F.O.), le 26 Décembre 2008.

Expertises

  • Demande d’habilitation à l’expertise judiciaire en cours, TGI de St Denis de la Réunion.